The road. Still.

Junkbox.

Une vision particulière de l'anonymat.
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# Posté le lundi 23 juin 2008 02:28

Auto Rock.

C'était trop beau pour être vrai ; alors, j'ai tout rendu moche, puis j'ai salué la réalité. C'était une façon de faire personnelle, qu'il est tellement dur à comprendre que je ne suis pas sur de comprendre la portée de mes actes. Mais je suis irréfléchis, surtout pas raisonnable. La gorge noué et dans cette tête épaisse, cette voix qui répète : « qu'as-tu fait ? »
Rien, ou tellement de chose. Parfois c'est ainsi que cela se passe. La flamme a agonisé, puis un courant d'air l'a soufflée. Oui, une odeur de courant d'air.
J'ai essayé de rattraper ce train, qui était partit sans moi. Comme Kerouac, j'ai espéré qu'à un moment il ralentirait pour tester ses freins. Mais cette attente était vaine. Et je n'ai jamais couru vite. Je me suis laissé dépassé par un être étrange. Il s'appelait « les évènements ».
Alors après on peut haïr, et e le comprendrais. Pour une fois j'ai fait preuve d'égoïsme. Cela fait mal. Je ne sais pas comment font ces personnes.
Je me suis réveillé seul ce matin, et j'ai vu le sac de sport eastpak au milieu de ma chambre. Mon frère avait du rentré ; je ne l'avais pas entendu. Ce sac est angoissant. Le seul voyage que j'entamerais, je l'ai déjà commencé il y a bien longtemps. Il n'a rien d'original, puisque c'est le même pour nous tous. Je me suis installé dans la file, et depuis je marche – ou plutôt j'erre – au c½ur de cette procession de crackheads longeant une route pavée de désillusions.
« L'amour, c'est faussement beau. Et même moche ». Ce n'est pas moi qui le dis. Mais j'approuve. A croire que de nos jours le rapprochement des corps doit passer par la virtuosité virtuelle de tous les mots que l'on peut emmagasiner quelque part, entre blog et MSN. De quoi valser avec nos humeurs du jour. Frapper les touches, comme l'on battrait sa vie. J'assèche mon vocabulaire, alors que mes yeux sont vides et que mon c½ur marche au ralentit.

J'ai envie de crier, cette fois-ci, c'est fini. « That's all folks ! ». Et dans bien des sens aujourd'hui, ce sera vrai. Aujourd'hui, j'en veux à mon soi-disant talent de diseur de phrases. De diseur de bonnes aventures, juste pour la bonne raison que je raconte de belles histoires. J'en ai marre de tacher des pages, et les insultes envers moi-même affluent dans ma tête. J'ai du mal à retenir ma main, tout comme mes larmes. Souffrir, maintenant, oui. C'est ce que j'ai préféré par rapport à souffrir après. C'est mon choix, ma vision de la chose, peu de monde la partage. Les sourires que j'exécute semble lacérés. Et mes doigts ont trop joués avec l'acide. Les mots me rongent, et l'encre attaque ma peau. Je crois que tu pourras fermer la porte à double tour, en sortant. Un blog express, juste 100 articles. Mais une nouvelle page qui se tourne.
Je ne reviendrais pas ici. Ni nulle part ailleurs sur skyblog. Je ne sais même pas si j'ai encore l'envie d'écrire quelque part ailleurs que pour moi. Un jour on m'a dit que l'on « avait toujours un destinataire lorsqu'on publie nos écrits », mais je me suis trop souvent trompé de cibles. Tirer sur une ambulance fait plus de mal que de peur.

Ainsi, j'appose une dernière fois un pseudo dérisoire dans cet univers qui m'aura vu grandir. Je finis mon verre d'une rasade, et m'en vais manger des kilomètres de bitume. Je vous salue, et mets une pièce dans le juke-box :

___Macadam Cowboy___


« On the road again » ///
# Posté le lundi 09 juin 2008 04:47

Des nouvelles du front. J'écoute de la Folk.

Des nouvelles du front. J'écoute de la Folk.
Les relents parfumés m'enivrent. Il est 20 heures 19 sur Marseille, et ne me demande pas le temps qu'il fait sur notre chère planète terre. Assurément moche, un peu grisâtre même, mais avec un beau soleil en fin de journée. Une danse avant le savoir en bloc, la quelconque apocalypse. On n'apprend pas, l'on se souvient de ce que l'on a appris - dans une vie antérieure peut-être -, c'est Aristote, qui le dit. Alors peut-être que j'ai toujours su tous ces principes abstrait économique que j'essaye en vain de faire entrer dans ma caboche épaisse. Mais je ne suis pas convaincu.

Tout va bien sur le monde, on attend juste l'orage qui approche. Notre président est allé se faire voir chez les Grecs. (oui, j'étais obligé de la faire). Ils l'ont accueillis à bras ouverts, les pauvres, il leur manquait sans doute un traducteur. Lundi, la France entière (ou presque) va s'émouvoir pour une armée de milliardaire tout de bleu (ou de rouge) vêtus, et moi, ça va me faire singulièrement chier d'être obligé de soutenir cette équipe (ou même de faire semblant). J'aurais préféré rester sans avis, mais dans ce monde c'est impossible. C'est bête, sur ma copie de bac, à beaucoup d'épreuves j'aurais pu répondre "sans avis" et m'en aller. Ca m'aurait épargner de longues heures dans l'ambiance feutrée de l'Alcazar, l'éminente bibliothèque marseillaise. Mais après tout, je me plains pour rien, et j'aime ça. J'ai des cernes de six pieds de longs, et j'ai les neurones surchauffées. Tout va bien, je fais des photos pour me détendre.
# Posté le samedi 07 juin 2008 14:25

Une odeur de courant d'air.

J'ai passé les portes de mon lycée pour la dernière fois sans doute. J'ai entendu le portail claquer dans un bruit métallique. Et j'ai su que c'était fini. J'ai fais quelques bises à des gens que je ne reverrais sans doute plus, mais que je connais depuis trois, quatre, cinq, six, sept ans pour certains même plus. C'est beaucoup. Une habitude qui s'envole. De cette poignée, combien en reverrais-je ? J'ai cru que je ne serais pas ému, pas même vaguement. Mais c'est étrange, de laisser là, sur le chemin, trois ans de sa vie. Tourner le dos sur ce parvis pavé à tant d'histoires. Il y a eu de bons moments, mais aussi de très mauvais. Comme toujours, oui, comme toujours. Mais les pleurs ne sont rien fasse aux rires. A moins que ce ne soit l'inverse. Sous-jacent, l'ennui nous soutient tous, nous porte à bouts de bras. Bientôt l'été, puis ensuite l'automne et l'hiver. Le printemps se pointera et je ne serais plus le même.
Peut-être qu'après tout, aujourd'hui, j'ai entendu claquer la porte de mon enfance, avec cette sensation dans le c½ur, que plus rien ne sera comme avant. J'ai appris à être quelqu'un ici. Mais je deviendrais autre chose là bas. Je quitte ainsi une ville qui ne m'a jamais plu, qui m'a toujours démangé. Une ville dirigée dans le temps par le FN.
Devant le portail, on fume, comme d'habitude. Et il fait moche, comme si j'enterrais quelque chose. Cette mécanique trop bien huilée n'est même pas drôle. Je me suis dépouillé de tout. Je me sens vide et sans repère. C'est normal, je suis un adulte, ou presque. Enfin, peut-être. Malheureusement sans doute. La cendre tombe sur le sol, et es mégot sont écrasés ici.
J'ai tellement pleuré, j'ai tellement haït de gens ici, que cela me fait bizarre de ne plus ressentir tout ça. Et au bout de la route, qu'est ce que l'on trouve ?
Le bac, dans une semaine, à peu près. L'angoisse qui commence à monter. Les « t'as commencé à réviser ? » que l'on s'échange, sachant que cela ne sert à rien. Les pronostics vains et débiles que l'on s'envoie à la face pour déterminer sur quel sujet on va tomber. La sensation d'effervescence de nos esprits. Ici, on m'a appris à être un homme, ou quelque chose qui y ressemble. Et c'est étrange de s'en rendre compte lors de sa dernière journée de cours.

___Macadam Cowboy
# Posté le vendredi 06 juin 2008 07:30

Tant de sujets qui ne seront que superficiellement abordés.Heartbeat - Nneka

1. Parce que la seule soupape d'aération à cette vie pourrie comme la pomme de Newton est un mot commençant par une majuscule, avec deux eux et deux ailes : « Elle ».

2. Je suis un diseur de bonnes aventures, simplement parce que mes histoires plaisent. Ni porte parole d'une quelconque quête, ni auteur de révolte musicale. Juste diseur de fort bonnes aventures, parce que dans ce monde, c'est simple de se donner une place et un rôle.

3. Les pas précipités de la plume sur le papier, c'est ce qui compte ici, seulement ça. Mais aussi Elle comme je l'ai dit. Alors entre les deux mon c½ur balance du côté de l'humain, à moins qu'elle m'use à vouloir que j'écrive, et devienne par translation ma muse. La situation est complexe mais se laisse savourer ? Même si mon esprit s'envole ailleurs, je garde les pieds sur terre, préférant au fond à la forme, même si l'on juge le premier débile et le second essentiel.

4. Face à face avec le quotidien. Levés tous à la même heure, on se réduit au même dénominateur, rythmés par l'horloge qui tourne à n'en plus finir. Parfois elle annonce la fin de la journée, joyeux détonateur d'une vie rangée.

5. Architecture verbale poussant certains à déballer leur ennui sans retenue ni tourment sur une page Internet ou une feuille A4. Proche du but absolu, on poétise notre vie à la manière d'un Baudelaire et l'on goûte chaque jour à notre Fleur du mal personnelle. On évolue dans un endroit où le zapping de Canal + est la plus grosse boîte de production de films d'horreur et cela nous rend indifférent.

6. L'insensibilité est mère. Editorialiste de chaque pas que nous faisons, nous pissons dans des violons ; en clair : nous vivons.


Un texte tout comme un courant d'air. mon cerveau est plein de fuite : je révise.
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# Posté le jeudi 05 juin 2008 14:54